Artiste peintre, Graveur
Nouvelle Calédonie
Né le
Isabelle Staron-Tutugoro
Née le 3 juillet 1964 à Saint Symphorien sur Coise, un village de la région lyonnaise (France), Isabelle Staron-Tutugoro expose en solo dès l’age de 15 ans dans son village natal. Ce n’est que plus tard, en 1986, lorsqu’elle découvre la Nouvelle Calédonie, ses couleurs et sa lumière, qu’elle se sent vraiment inspirée pour peindre.
Une inspiration océanienne
Avec sa famille (Joachim son mari et Anthony son fils), elle s’installe définitivement à Poindimié – Province Nord de la Nouvelle Calédonie en 1996. Depuis cette date, son fort intérêt pour les symboles indigènes, les pétroglyphes, les bambous gravés Kanak, les Tapa océaniens et les poteries Lapita, la conduisent à explorer d’autres cultures des Iles du Pacifique. Ainsi durant les 18 dernières années, ses recherches l’ont amenées à travers la Nouvelle Calédonie, mais aussi, les Iles Samoa Occidentales, les Iles Cook, la Polynésie Française, Hawaii, la Tasmanie et l’Australie, le Vanuatu et la mystérieuse Ile de Pâques.Les pétroglyphes calédoniens
La Nouvelle Calédonie a la chance d’avoir conservé plusieurs pétroglyphes, spécialement dans le nord-est, où elle vit. Les motifs qu’elle utilise dans ses acryliques et dans ses gravures sur bois ou lino, sont inspirés des pétroglyphes provenant de la vallée de Nambai, la terre ancestrale de la famille de son mari. Plusieurs d’entre eux sont anthropomorphes ou représentent des croix. Elle pense que ces motifs ont été gravés pour nous laisser une trace, une histoire, d’un clan, d’une famille ou d’une tribu. Elle les interprète dans son travail, à travers différents stades de la vie : la naissance, la grossesse, la famille etc.…. Elle ressent quelque chose de spécial, de mystérieux et de sacré en leur présence. Les rochers sur lesquels ces pétroglyphes sont gravés, sont immenses et l’on ne peut être que humble et respectueux devant un tel travail, surtout en sachant qu’ils ont été crés à une période où les outils électriques n’existaient pas. De nos jours, un très petit nombre de personne sait `lire` cet héritage gravé. Christophe Sand, un célèbre archéologue de Nouvelle Calédonie a publié un livre de référence sur ces pétroglyphes : `Kibo, Le serment gravé’. C’est pour rendre hommage à ce patrimoine culturel kanak et calédonien qu’elle oriente son travail sur l’étude et l’observation de ces symboles.Un rayonnement dans le pacifique sud
Depuis 2001, son temps de travail est partagé entre Nouvelle Zélande et Nouvelle Calédonie. Elle a la chance d’avoir eu pour Mentor, Fatu FEU’U, considéré comme le parrain de l’art contemporain du Pacifique. En qualité d’artiste autodidacte, elle apprécie aussi le soutien d’autres artistes de renom, comme Jeff Lockhart, Andy Leleisi’uao et Llew Summers. Son travail a été exposé depuis 1996, principalement en Nouvelle Calédonie, Nouvelle-Zélande, Rarotonga, Samoa, France et en Australie avec une exposition majeure lors du 8eme Festival des Arts du Pacifique. Une rétrospective de ses 10 dernières années de travail a eu lieu en Octobre 2006 dans mon village natal. L’année 2007 aura été marquée par une exposition majeure avec mon mentor Fatu FEU’U : «XÖÖMWÊ, XINA, GAAŘA ; HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN ; YESTERDAY, TODAY, TOMORROW » au Centre Culturel Jean Marie Tjibaou, Nouméa Nouvelle Calédonie. Aussi, la Maison de la Calédonie à Paris a exposé son travail en novembre 2010. “Culture has several unique properties: it is shared, learned, symbolic, transmitted cross-generationally, adaptive, and integrated.” Anthropologist John H. BodleyBoutique
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